Lors de la séance publique du 10 février dernier, Gilles Catoire, au nom du groupe PS-EELV, a présenté un vœu de soutien aux valeurs et aux propositions du « nouveau contrat social » de la la Fondation Abbé Pierre, qui veut donner la priorité au logement : « Cette initiative doit nous interpeller sur la nécessité d’aller plus loin et plus vite dans notre Département en matière de politique de logement. Seules des mesures équitables et fortes seront efficaces si l’on veut régler l’urgence et préparer le temps long. »
Les socialistes ont rappelé les axes indispensables d’une nouvelle politique, en France et dans tout le Département : « Il faut dès maintenant donner un coup d’accélérateur dans la construction de logements intermédiaires, sociaux, et étudiants. Aujourd’hui dans les Hauts-de-Seine, moins de 2 000 logements sociaux sont créés par an, quant il en faudrait au moins 5 000 afin de répondre aux nombreuses demandes. La mixité sociale doit être la règle, celle des trois tiers bâtis : un tiers de logements sociaux locatifs à loyer modéré, un tiers de logements en accession sociale, un tiers de logements libres. »
Le groupe PS-EELV a souligné la proposition de la Fondation Abbé Pierre d’instauration d’un système d’encadrement des loyers dans les zones où les prix sont devenus excessifs, ainsi que le rehaussement à 25 % du taux de logements sociaux prévus par la loi SRU. Il a également rappelé la nécessité de lutter activement contre l’habitat indigne, et la précarité énergétique qui affecte de nombreux locataires, mais aussi de plus en plus de propriétaires.
Lors de son intervention, Gilles Catoire a tenu à rappeler les convergences qui existent dans le milieu associatif pour mobiliser l’opinion publique contre le mal-logement, en présentant aux conseillers généraux la campagne de communication lancée dans les médias et les transports en commun par le Secours Catholique.
En refusant le débat et en votant contre ce vœu de soutien au combat de la Fondation Abbé Pierre, la majorité UMP-Nouveau centre du Conseil général a démontré une fois de plus que le logement ne faisait pas partie de ses priorités. « En s’opposant à ce vœu, la droite départementale montre qu’elle reste éloignée des réalités et qu’elle ne veut pas agir pour le logement dans les Hauts-de-Seine, surtout pour le logement social. Nous continuerons de nous mobiliser pour rappeler qu’une autre politique pour un habitat durable, plus juste, est possible.
