Lundi 18 octobre, le parti socialiste de Châtenay-Malabry a organisé une réunion publique sur les conséquences pour Châtenay-Malabry des départs programmés de ses deux établissements supérieurs.
Plus d'une cinquantaine de personnes
sont venues discuter de ce sujet avec Michel Bessière, secrétaire du groupement socialiste des entreprises du Plateau de Saclay
et Jean Yves Le Bouillonnec, député, maire de Cachan et Président de la Vallée Scientifique de la Bièvres (www.vsbievre.eu/).
Un compte-rendu de cette réunion sera publié sur ce blog prochainement. En attendant, le propos introductif de Sylvie Delaune, secrétaire de la section socialiste de Châtenay-Malabry et Présidente du groupe PS-PC au Conseil municipal.
Nous avons souhaité organiser avec la section socialiste d’Antony cette réunion publique. Le sujet du débat est en effet essentiel pour nos villes du sud des hauts de seine mais plus largement pour les villes du sud de la petite couronne notamment la Ville de Cachan dont JY Le Bouillonnec est le Maire. Je le remercie d’être présent ce soir car son éclairage sur ce qui se déroule et nous attend est important.
On nous annonce en effet, depuis plusieurs mois le départ de Châtenay de l’école Centrale et de la faculté de pharmacie. On sait également que sur Cachan, l’école normale supérieure va également partir. Ces établissements devant être regroupés sur un seul site : le plateau de Saclay. On note aussi la destruction d’une partie de la RUA ainsi que le départ programmé de l’IUFM de la Ville d’Antony.
On a tout bonnement l’impression d’assister à un dépouillement de nos territoires de petite couronne de leurs joyaux universitaires. En outre, la destruction de logements étudiants parait complètement aberrante, quand on sait qu’il y a un manque criant de ce type de logements en IDF : plus d’école, plus d’étudiants : n’est-on pas en train de déshabiller Paul pour habiller Pierre. Pierre étant le Plateau de Saclay.
Nicolas Sarkozy a souhaité créer « une Silicon Valley à la française » sur le plateau de Saclay, il l’a encore rappelé très récemment (24 septembre) et a déclaré vouloir faire de Saclay « un ensemble de classe mondiale dans le domaine scientifique et technologique », annonçant la création « d’un pôle biologie pharmacie santé qui s’appuiera sur les équipes de la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Sud », et l’arrivée d’un groupe de grandes écoles sur le plateau de Saclay (AgroParisTech, Ecole Centrale Paris, ENSAE, ENS Cachan, ensemble Ecole des Mines de Paris et Institut Télécom).
La volonté de mettre en place un « cluster scientifique » est–elle pertinente sur le plan de la recherche ? À terme, le projet table sur la présence de 30 000 étudiants et 12 000 chercheurs. L’ensemble du projet représente un financement évalué à trois milliards d’euros. Ce projet s’inscrit dans le projet du « grand Paris ». Si l’impulsion de ce projet vient de l’Etat, les écoles sont semble t-il d’accord pour déménager : je renvoie sur ce point au plan campus du plateau de Saclay signé par 23 établissements (dont Paris 11 et ECP), plan déposé le 10 février 2009.
Il nous a semblé, de ce point de vue, intéressant d’avoir la vision de Michel Bessières, Secrétaire du groupe socialiste d’entreprise du Plateau de Saclay.
Une autre question se pose : les élus des collectivités sur le territoire desquelles sont implantées les écoles ont-elles pu s’exprimer, donner leur avis, émettre des réserves, vous comprendrez bien que sur la Ville de Châtenay, il s’agit de 2 fleurons universitaires occupant des terrains de 18 ha pour Centrale et 9 ha pour la fac de pharmacie. Nous estimons qu’avec ces départs, c’est l’identité universitaire de la ville qui est touchée, ainsi qu’une partie de la population qui travaille dans ces Etablissements et les étudiants qui les fréquentent et qui logent dans les résidences étudiantes de la circonscription.
Nous avons l’impression que sur ce sujet comme sur tant d’autres, le pouvoir élyséen impose, trop vite, sans consulter, sans évaluer les conséquences.
Le Maire de Châtenay a été bien sûr interpellé sur ces problématiques (notamment dans le cadre de l’élaboration du Plan Local d’urbanisme en cours) : nous avons senti un certain fatalisme sur ce sujet, ce dernier estimant en substance en réunion publique que ces établissements ne rapportaient rien à la Ville et que les terrains ainsi libérés pouvaient constituer des opportunités pour y développer du logement et des activités.
La Ville de Châtenay élabore son Plan Local d’Urbanisme, il est évident que cette élaboration passe forcément par une réflexion sur le devenir de ces sites. Nous regrettons d’ailleurs que le Maire de Châtenay n’aborde pas cette problématique vis-à-vis de nos concitoyens, car à quoi bon concerter sur le PLU (nous en sommes en ce moment à la phase Plan d’Aménagement et de Développement Durable – PADD) sans aborder les départs des 2 écoles et le devenir du foncier ainsi libéré, même si bien sûr les terrains n’appartiennent pas à la Ville.
La vision du Maire de Cachan, Jean Yves Le Bouillonnec semblait de ce point de vue intéressante. D’autant plus intéressante qu’il est également Président le la Vallée scientifique de la Bièvres.
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